Minelli, marque française emblématique depuis plus de cinquante ans, a annoncé lundi 13 mai sa fermeture définitive. Ses dernières boutiques, dont celle du centre-ville de Bordeaux (Gironde), seront clôturées le 30 mai pour liquider les stocks.
Les salariés, passés de 600 à moins de 86 en quelques jours, décrivent un avenir incertain. « Sans entrepreneur capable de reprendre la marque, nous ne savons plus quoi faire », confie l’un d’eux. Une employée partage cette inquiétude : « C’est une tristesse profonde de voir disparaître une enseigne qui offrait des chaussures abordables et un lieu pour se faire plaisir sans pression ».
À Bordeaux, les clients s’expriment avec émotion face aux dernières ventes. « On aimait y aller pour acheter quelque chose de léger, sans trop d’engagements », souligne une passante. Dans l’ensemble des centres-villes français, la tendance est claire : depuis deux ans, près de 20 marques de prêt-à-porter ont été liquidées ou placées en redressement judiciaire. « Les centres-villes se vident », conclut un consommateur. « À présent, on préfère commander en ligne plutôt que se rendre dans des boutiques qui ne survivent plus ».