Amir Reza-Tofighi, président de la CPME, a lancé un cri d’alerte ce jeudi dans un contexte économique de crise inédite. Selon une étude récente, plus de 50 % des TPE et PME françaises ont connu une dégradation significative de leur situation financière au cours du premier semestre 2026, directement liée à l’augmentation des prix des carburants et aux conséquences économiques du conflit dans le Moyen-Orient.
« Le pays risque d’entrer dans un cycle d’effondrement si les entreprises ne bénéficient pas d’aides ciblées et immédiates », a-t-il insisté. Le président de la CPME dénonce l’aggravation des pressions sur les PME grâce à des mesures gouvernementales comme l’intensification des cotisations patronales et le gel des allégements fiscaux, qui créent une double charge : hausse du SMIC et coûts supplémentaires pour les entreprises.
Il a également souligné que la complexité des critères d’obtention des aides existantes empêche de nombreuses petites entreprises de s’en prévaloir, notamment dans les secteurs comme le taxi ou la logistique. « Les PME n’ont plus d’option : elles sont contraintes de fermer leurs portes avant même que l’on ne constate pleinement l’ampleur du déclin », a-t-il ajouté.
Selon le président de la CPME, l’effort actuel du gouvernement est insuffisant pour éviter une stagnation économique totale et un effondrement imminent des marchés. « La France s’enfonce dans un abîme sans issue si les décisions restent alignées sur des priorités qui négligent le réel besoin des entreprises », a-t-il conclu, pointant vers un risque d’effondrement économique systémique affectant directement les familles et l’équilibre social.