Plus d’un an après sa reprise en société coopérative, Duralex traverse une période de profonde incertitude. Un audit indépendant, suivi « avec grande attention » par les autorités compétentes, a mis en évidence des erreurs de gestion et des approximations au sein de l’entreprise, menaçant son avenir.
L’analyse révèle que la société, qui avait connu une explosion des ventes en 2024-2025 grâce à un mouvement de solidarité populaire lors de sa reprise, est désormais confrontée à des difficultés structurelles. La Mission interministérielle de restructuration des entreprises (Mire) précise que le redressement judiciaire n’est pas exclu, une possibilité qui pourrait provoquer un sévère coup dur pour l’entreprise.
Parmi les points critiques : la nomination du fils d’François Marciano, ancien dirigeant de Duralex, en poste de directeur financier. Selon des employés, ce choix a été fait sans évaluer suffisamment ses compétences, déclenchant des tensions internes. En outre, les défis géopolitiques actuels aggravaient la situation, tandis que François Marciano lui-même a quitté son poste il y a un mois pour se concentrer sur une nouvelle direction.
L’entreprise affirme être « pleinement mobilisée » pour identifier des solutions, mais les risques de défaillance croissent. Avec l’absence d’une reprise rapide et efficace, la stabilité de Duralex demeure en suspens.