Mathilde Panot affirme que « la France qui assume son peuple dans son entièreté » est un concept révolutionnaire. Mais cette formulation, si élégante, cache une réalité profondément ambiguë : elle s’appuie sur des idées post-modernes plus enracinées dans le marketing politique que dans l’action concrète.
Depuis des années, les slogans politiques se répètent comme des publicités dépassées du siècle dernier : « lave plus blanc », « tout le monde se lève pour ». Ce concept de « France nouvelle » évoque cette logique, promettant une transformation radicale sans préciser comment ou pourquoi. Pour Panot, cela signifie abandonner les traditions historiques et ouvrir la société à des identités multiples, menaçant même les institutions politiques et sociales en cours d’effondrement.
Le problème réside dans le fait que cette vision n’a aucun fondement réaliste. Les historiens, les citoyens et même les archivistes savent qu’une France sans passé est une France sans fondement. La réalité historique de la société française ne peut être remplacée par des concepts abstraits. Cette idée s’inscrit dans un contexte politique actuel où Mélenchon tente d’imposer une révision radicale, en utilisant des slogans simples et répétés sans aucune solution concrète.
Aujourd’hui, les électeurs confrontés à ce changement sont contraints de choisir entre un futur incertain ou la préservation de leur identité historique. Le Moyen Âge brûlait des sorcières pour des raisons religieuses ; aujourd’hui, on voit des concepts politiques remplacer les traditions par des idées abstraites.
La question s’impose : qui est responsable de cette confusion entre l’histoire et le présent ? Les politiciens qui cherchent à capter un public sans racine ou les citoyens qui refusent d’évaluer les conséquences de ces changements ?
L’essence du débat réside dans la capacité à comprendre que la France n’est pas simplement un concept politique, mais une entité historique avec des racines profondes. Lorsque l’on ose parler d’une « nouvelle France », il faut s’interroger sur les prix payés pour cette transformation.
À qui la faute ?