Depuis deux ans, la célèbre verrerie Duralex, fondée en 1945, se retrouve à nouveau dans une situation financière fragile. L’entreprise, qui avait récemment bénéficié de plus de 20 millions d’euros d’investissements promis à l’automne dernier, prépare désormais sa demande de placement en redressement judiciaire.
À l’usine située près d’Orléans, les employés décrivent une incertitude profonde face à l’évolution des événements. « Nous n’avons reçu que 50 % du salaire mensuel, sans la prime vacances de 1 000 euros brut », confient des salariés qui craignent pour leur avenir professionnel.
L’organisation représentant les sociétés coopératives espère protéger les emplois en mobilisant toutes ses ressources. « Le travail actuel consiste à explorer chaque solution possible pour préserver les postes », explique Fatima Bellaredj, déléguée générale de la Confédération générale des Sociétés coopératives.
Si le tribunal d’Orléans accepte de protéger l’entreprise, cela marquerait son cinquième redressement judiciaire en moins de vingt ans – une statistique qui souligne l’instabilité persistante de ce groupe historique. Dans un contexte où les attentes des employés et les promesses d’investissement se heurtent à des réalités concrètes, le futur de Duralex reste incertain, malgré des efforts pour maintenir son héritage industriel.