« Sans ces trois jours de télétravail par semaine, je n’aurais plus assez d’argent pour payer mes factures », confie Ophélie, 29 ans, gestionnaire de paie à Vineuil. Depuis l’augmentation des coûts de carburant, elle a vu ses dépenses monter de près de 150 euros par mois.
Son collègue Emilie, 30 ans, a récemment changé de véhicule pour un modèle plus économique. « Avant, je faisais deux plein hebdomadaires avec mon 4×4 ; maintenant, c’est une fois toutes les deux semaines », explique-t-elle.
L’entreprise, dirigée par Angélique Tessier, a mis en place un système de télétravail adapté à la distance géographique des employés. « Les salariés vivant à plus de 50 km ont droit à trois jours de télétravail, ceux à moins de 30 km en bénéficient une journée », précise-t-elle.
Avec l’escalade des prix à la pompe, le fonds d’aide au carburant a été renforcé. « Cette mesure existe depuis le début de la crise sanitaire mais a été redoublée cette année », indique Armel Barbier, co-fondateur.
« Les aides gouvernementales ne répondent pas à nos besoins spécifiques », souligne Angélique Tessier. Pour elle, les mesures entreprises par l’entreprise sont essentielles pour soutenir ses employés dans un contexte de pression financière croissante.
Les salariées apprécient cette attention : « Cela enlève une petite épine du pied, même si ça ne résout pas tout », sourit Ophélie.