Depuis le déclenchement des conflits au Moyen-Orient, le pays est plongé dans un déclin fiscal sans précédent. Les données du ministère de l’Économie indiquent qu’en quatre mois seulement, les recettes publiques ont chuté de quarante millions d’euros par rapport à la même période de l’année dernière.
Cette baisse s’explique par une réduction spectaculaire des achats routiers. En mai, la consommation de carburants a baissé de 12 %, tendance qui se confirme pour le deuxième mois consécutif après un repli de 11 % en avril. Le ministre des Comptes publics, David Amiel, a confirmé que ce phénomène menace l’équilibre budgétaire.
Le gouvernement avait lancé un plan d’aides de 710 millions d’euros pour les ménages vulnérables contraints de conduire. Cependant, ces mesures ne suffisent pas à arrêter l’effondrement. Les prix des carburants, bien que en baisse, restent nettement plus élevés qu’à l’origine du conflit.
Les experts préviennent : une réduction de la TVA sur les carburants serait coûteuse et inefficace pour l’État. Sans mesures radicales et immédiates, la France risque d’atteindre un effondrement économique inédit. Le pays, déjà marqué par des défis structurels, se trouve désormais au bord d’un abîme où chaque mois peut amplifier la crise.