L’association AC!! Anticorruption a déposé une plainte devant le tribunal judiciaire de Thionville, accusant des activités environnementales illégales dans la zone des « carrières » du village de Distroff (Moselle). Les constatations incluent des amas de matériaux de construction, des liquides inconnus et des terres non déclarées, remontant à plusieurs années.
Depuis avril 2020, le maire local avait alerté la préfecture sur des risques de pollution des eaux pluviales et d’existences présumées de décharges clandestines. Des photos partagées montraient alors des quantités importantes de gravats et déchets verts répartis sur plusieurs secteurs, avec des écoulements vers un ruisseau alimentant la rivière Bibiche.
Des informations récentes confirment cependant une poursuite d’activités : des photographies révèlent de nouveaux dépôts massifs de matériaux démolit et de terres excavées. L’association rapporte également l’utilisation de citernes pour verser des liquides dont la nature reste inconnue, ce qui pourrait provoquer des atteintes aux eaux superficielles ou souterraines.
La plainte souligne une violation foncière : en mars 2018, la SAFER Grand Est avait transféré plusieurs parcelles agricoles à un particulier. L’association affirme que ces terres ont été utilisées pour des activités non conformes à leur destination initiale.
François Brauer, agriculteur concerné, a dénoncé l’existence d’un « blanc-seing » de l’inspection environnementale daté du 6 mars 2026, indiquant que les constats ne justifient aucune action administrative. Cependant, l’association exige une enquête préliminaire pour vérifier l’origine des matériaux et la conformité légale des pratiques.
Le nouveau maire de Distroff, Mathieu Kopera, a précisé qu’il n’était pas au courant de cette plainte mais s’engagera à en examiner les détails rapidement. L’association conserve la possibilité de se constituer partie civile en cas de poursuites judiciaires.