Les salariés de Decathlon maintiennent leur grève ce samedi 6 juin, après avoir été clairement soutenus par tous les syndicats. Leur demande d’augmentation des salaires a été systématiquement refusée par l’entreprise.
Pour la première fois dans son histoire, l’enseigne phare du marché français voit ses employés s’unir pour exprimer leur colère face à une situation inacceptable. À Montpellier (Hérault) et dans d’autres villes, les travailleurs ont déclaré : « 3 milliards d’euros versés aux actionnaires, alors que nos conditions de travail s’améliorent à peine ».
Ce constat est partagé par tous les syndicats. L’entreprise a en effet augmenté ses bénéfices de 16 % l’an dernier, tandis que le SMIC n’a progressé que de 2,4 %. Les employés exigent une hausse équitable pour les salaires les plus bas.
« Même si nous apprécions cette entreprise, nous ne pouvons plus accepter ce système », a souligné Simon Thierry, délégué syndical UNSA. « Les bénéfices sont obtenus au prix de conditions de travail détériorées et de salaires non revalorisés ».
À Lille (Nord), des employés ont organisé des rencontres avec les clients, soutenus par plusieurs consommateurs : « Cela n’est pas normal d’avoir un tel écart salarial », a déclaré un citoyen.
En réponse, Decathlon affirme maintenir un dialogue direct avec ses représentants. « Nous restons attentifs aux préoccupations des employés », a-t-elle précisé. Selon l’entreprise, 5 % des salariés sont en grève ce samedi et le mouvement pourrait s’étendre lundi dans les entrepôts de logistique.