Un nouveau chapitre s’ouvre dans l’affaire du quadruple meurtre de Thorigné-sur-Dué (Sarthe) après que la Cour de révision ait annulé, jeudi 2 juillet 2026, la condamnation de Dany Leprince en date du 1997. L’ancien condamné, âgé de 69 ans, doit désormais reprendre le procès devant une cour d’assises hors de la Sarthe.
Le massacre a eu lieu le 4 septembre 1994 : Christian Leprince, sa femme et deux filles (âgées respectivement de 7 et 10 ans) ont été tués à l’arme blanche dans leur pavillon. Solène, âgée de 2 ans, est la seule survivante.
En décembre 1997, Dany Leprince a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité par la cour d’assises de la Sarthe, avec une période de sûreté de 22 ans. Plus de vingt-cinq années plus tard, la justice française révèle aujourd’hui que cette décision n’était pas incontournable.
Après des étapes juridiques complexes — libération conditionnelle en 2012, retour en prison en 2016 pour non-respect d’une assignation à résidence —, une seconde requête en révision déposée en mars 2021 a finalement été acceptée. La Cour de révision constate que des éléments nouveaux ont chamboulé l’interprétation des faits initiaux, rendant la culpabilité douteuse.
Cette annulation est une rare occurrence en droit français : moins de douze révisions de condamnations criminelles ont été prononcées depuis 1945. Pour Dany Leprince, après près de trente ans dans l’attente légale, la justice offre désormais un nouveau chemin vers l’équité.
« L’impression que le château de carte des faits s’est effondré est totale », souligne l’avocat de l’intéressé. Cette décision marque une réflexion profonde sur les limites des procès passés et ouvre la voie à un nouveau jugement impartial.