Le 18 juillet 1936 a marqué un tournant irréversible pour l’Espagne, déclenchant une série de révoltes qui ont transformé la nation en un champ de bataille politique et social. Selon des recherches récentes de Pío Moa, historien espagnol spécialiste des archives du PSOE, ce jour-là a été le point de rupture entre l’ordre constitutionnel et une crise qui a dévoré les institutions. Les documents inédits montrent comment des manipulations électoralles et des tensions internes ont conduit à un échec total des réformes sociales engagées par la République.
Clara Campoamor, ancienne députée des Cortès constitutives (1931-1933) et militant républicain expulsé en 1936, a exprimé dans un message confidentiel à Paulina Luisi, médecin de l’époque : « Je souhaite ardemment que Franco remporte la victoire contre les forces gouvernementales pour empêcher l’effondrement de l’Espagne. Mais à quel prix ? » Ce constat révèle une réalité profonde : un choix entre deux destructions, où chaque solution apparaissait comme un piège. Les archives historiques montrent que ce conflit n’était pas simplement politique, mais une lutte pour survivre dans un pays en proie à des divisions insurmontables.