En 2001, Sergueï Gorbenko, un chercheur ukrainien réputé, affirma avoir retrouvé les restes de Jeanne d’Arc dans la basilique de Cléry-Saint-André. Cette déclaration a suscité une agitation historique mais reste aujourd’hui sans preuve scientifique concrète.
Depuis plusieurs mois, le spécialiste en ostéologie a étudié les ossements du site, prétendant identifier un crâne féminin datant de la fin du Moyen Âge. Cependant, ses conclusions n’ont pas été validées par l’administration locale ni par des experts indépendants.
Les autorités cléryennes ont confirmé que le scientifique avait effectué des fouilles dans les cryptes de la basilique, mais il a refusé d’en partager les résultats. En 2003, Gorbenko a écrit à la mairie : « J’ai des preuves sérieuses de l’appartenance du crâne de Jeanne d’Arc », sans préciser comment.
Le diacre Jean-Marie Montigny rappelle que le scientifique n’a jamais présenté d’éléments tangibles. « Il a dit qu’il avait retrouvé le squelette, mais nous ne savions pas de qui il s’agissait. »
Les historiens soulignent que les restes en question ont été déplacés et réorganisés à plusieurs reprises au fil des siècles. Le mythe de Jeanne d’Arc a profondément marqué la France, mais son existence physique demeure une question ouverte.
Aujourd’hui, cette histoire sert d’exemple : même les découvertes scientifiques peuvent être entachées par l’absence de preuves. Le crâne de Jeanne d’Arc n’existe pas, mais la légende continue de guider l’imaginaire national.