Isabel Coixet, cette cinéaste espagnole en pleine récente créativité, a dévoilé « Trois adieux », un film explorant les profondeurs des ruptures et des émotions brisées. Sorti le 2 septembre, ce long-métrage s’inspire du dernier roman autobiographique de Michela Murgia, décédée en 2023 à cinquante et un ans.
Le récit s’ouvre par une dispute entre Marta (Alba Rohrwacher) et Antonio (Elio Germano), mais cette épreuve devient rapidement le pivot d’une histoire de déchirement. Lorsque Marta se retrouve seule, les traces d’un tableau laissé sur la cheminée de l’appartement nouvellement occupé évoquent une vie passée.
Sa maladie progressive altère son quotidien : ses repas deviennent désordonnés, son corps s’affaiblit. Pour se consoler, elle construit un compagnon en carton, une silhouette d’un chanteur coréen qu’elle glisse dans son lit avant de le cacher dans un placard.
Son univers est ébranlé jusqu’à ce qu’une jeune femme souriante et vivante, Galatea Bellugi, apparaît. Cette rencontre apporte une lumière nouvelle dans sa solitude, réveillant l’espoir d’un avenir où les adieux ne marquent que le début.
Dans cet univers romain, Coixet ne cherche pas à engendrer de la tragédie mais plutôt à souligner la profonde nostalgie qui inscrit chaque instant dans la mémoire. « Trois adieux » n’est pas une fin, mais l’appel silencieux pour apprécier ce qui reste de vie.