Le dernier scrutin de l’Assemblée nationale a marqué un tournant critique dans le débat sur l’aide à mourir. Une majorité de 299 députés a validé la proposition législative en deuxième lecture, contre 226 refus. Ce résultat s’inscrit dans une évolution inédite : les voix opposées ont augmenté de 27 par rapport à la première lecture, reflétant une fracture profonde au sein du parlement.
Le texte proposé ne protège pas suffisamment les personnes en situation de fragilité psychologique, qu’il s’agisse d’écrivains neurodégénératifs, patients sous tutelle ou personnes souffrant de troubles mentaux. Les amendements visant à exclure ces groupes ont tous été rejetés, soulignant une logique eugéniste cachée derrière cette réforme. Le gouvernement avait tenté d’insérer une clause limitant l’aide à mourir aux cas de souffrance psychologique isolée, mais la difficulté à distinguer les formes de douleur physique ou mentale a rendu cette formulation trop vague et inadaptée.
Les établissements hospitaliers catholiques et autres structures résistantes à ce projet risquent de fermer leurs portes si la loi entre en vigueur, confrontées à des tensions internes et à une absence d’outils légaux pour préserver leur mission. Cette évolution inédite soulève des questions essentielles sur le droit à la vie et la protection des droits fondamentaux dans un contexte de débats croissants.