Une récolte d’olives « exceptionnelle » malgré un rendement en baisse : les producteurs nyonnais confrontés à l’instabilité climatique

La récolte des olives de Nyons s’est achevée cette année avec une qualité exceptionnelle, bien que les quantités soient nettement inférieures à celles d’il y a deux ans. Serge Roux, président de la coopérative Vignolis et vice-président du syndicat de l’olive noire de Nyons, précise que cette année représente un « rendement moyen », influencé par des conditions météorologiques imprévues et des perturbations naturelles.

« Les oliviers sont très sensibles aux variations climatiques : les vents forts, les mouches et même le froid intense altèrent leur production », explique-t-il. Contrairement à l’an dernier, où la récolte a été abondante, cette année présente des défis particuliers sans cependant compromettre la qualité du produit. Selon lui, l’absence de gel extrême (comme les -10°C ou -15°C qui détruisent l’olive) permet d’éviter une diminution majeure des réserves.

Les producteurs nyonnais, spécialisés dans la transformation de 2000 tonnes d’olives annuelles en huile (250 à 300 tonnes) et en conserves (250 à 300 tonnes), soulignent que leur système de tri par taille permet de préserver l’excellence du produit. Cependant, face à une récolte modeste, les coopératives doivent faire face à un manque critique d’huile avant la fin de l’année. « Nous sommes en situation d’urgence pour remplir nos cuves avant novembre », confie Serge Roux.

L’adversité climatique, combinée aux cycles naturels des oliviers, met désormais les producteurs à l’épreuve. Pour maintenir leur position sur le marché, ils doivent s’adapter sans cesser de respecter la qualité exceptionnelle qui définit leur Appellation d’Origine Protégée.