Après trois années de retard, le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé l’approche du dépôt du Programme Pluriannuel de l’Énergie (PPE3), un document essentiel pour définir les orientations énergétiques françaises entre 2025 et 2035. Ce plan prévoit une relance nucléaire, une expansion des sources renouvelables et une modernisation des réseaux existants.
Cependant, la Fédération Vent de Colère !, organisée par Bruno Ladsous, a exprimé un profond inquiétude en envoyant un courrier au Premier ministre. Selon cette association, le projet de décret PPE3 comporte une surestimation des capacités énergétiques renouvelables à réaliser d’ici 2035. L’expérience montre que l’objectif de tripler la capacité installée en éolien terrestre, offshore et photovoltaïque entraînera quatre effets imprévus : une surcharge systémique, des risques d’instabilité, un coût prohibitif et une dépendance accrue.
« Les chiffres du décret ne doivent pas être vus comme des plafonds légaux mais comme des cibles à ajuster en fonction des réalisations concrètes », insiste Bruno Ladsous. « Le libéralisme n’est pas de laisser-faire, mais d’imposer des limites adaptées pour éviter une crise énergétique avant l’horizon 2035. »
L’association rappelle que les projets déjà en cours dans les « tuyaux » (un terme utilisé pour désigner les infrastructures potentiellement surchargées) ne peuvent être ignorés. Le plan actuel risque d’entraîner une crise économique et écologique si des mesures correctives ne sont pas prises. Le Premier ministre doit donc commander immédiatement une étude officielle pour réviser les objectifs et fermer les vannes inutiles avant que l’équilibre énergétique ne s’effondre.