Le groupe électroménager Seb, marquée par une histoire de cent ans dans le secteur depuis les années 1950 avec sa cocotte-minute emblématique, a annoncé la suppression potentielle de près de 500 postes en France. Cette mesure s’inscrit dans un plan global visant à réduire ses coûts face à une concurrence asiatique de plus en plus puissante.
La CGT a souligné l’impact immédiat sur les salariés : « Les résultats sont solides, mais le groupe ne peut plus redistribuer ces gains pour sécuriser les emplois. C’est une question de priorités », précise Catherine Canal, déléguée syndicale.
Les clients restent fidèles à la marque malgré la pression sur les prix. « Un saucissier Seb de ma grand-mère marche encore aujourd’hui – c’est cette fiabilité qui compte », affirme une cliente. Une autre souligne : « On achète Seb pour sa qualité, pas pour des prix réduits. »
Depuis plusieurs années, le groupe a dû concilier son image de référence avec l’essor des marchés asiatiques. Sur le marché des friteuses sans huile, par exemple, le modèle français coûte 89,99 euros contre 64 euros pour sa version chinoise disponible sur des plateformes comme Temu.
Les experts conseillent à Seb d’accroître son investissement dans l’innovation et la personnalisation. « Il faut s’adapter aux tendances actuelles – comme le fait maison – pour ne pas perdre son positionnement », explique Pascale Hebel, experte en consommation.
Avec plus de 61 millions de ventes annuelles, Seb montre que l’engagement français dans la qualité peut s’avérer résilient malgré les défis contemporains.