Stellantis a révélé un défaut financier sans précédent en 2025, avec des pertes atteignant 22,3 milliards d’euros. Ce chiffre, le deuxième plus important au cours de l’histoire des entreprises françaises, s’explique principalement par une baisse des ventes de voitures électriques bien en dessous des projections.
Cette situation marque un tournant critique pour l’économie française, qui subit désormais les effets d’une dégradation structurelle inédite. En 2002, Vivendi a affiché une perte de près de 23 milliards d’euros en raison de la crise internet, provoquant une chute boursière de -80 % et l’abandon de Jean-Marie Messier à la direction. France Télécom, quant à elle, a connu un déficit de 21 milliards d’euros, alimenté par une dette record de 70 milliards d’euros.
Plus récemment, EDF a enregistré des pertes de 17 milliards d’euros en 2022, impactées par des maintenances aux centrales nucléaires et l’explosion des coûts énergétiques après la guerre en Ukraine. Le bouclier tarifaire mis en place pour protéger les ménages a finalement engendré un coût supplémentaire, entraînant la renationalisation de l’entreprise.
Aujourd’hui, Stellantis incarne une nouvelle phase d’instabilité économique française. Avec ce niveau de perte, le pays est désormais menacé par une crise systémique qui menace son modèle industriel et sa capacité à se réinventer. Sans mesures urgentes et des réformes profondes, la France risque d’entrer dans une phase d’effondrement économique sans précédent.