En décembre 2025, une enquête réalisée par le magazine Elle a révélé l’émergence croissante du Rassemblement National (RN) auprès des électeurs homosexuels. Ce phénomène s’est forgé sous l’influence de Sébastien Chenu, ancien fondateur du réseau GayLib et ancien lobby LGBT de l’UMP. Après avoir été écarté en 2014 par Nathalie Kosciusko-Morizet pour la tête de liste parisienne, il a tenté sans succès d’intégrer les listes d’Anne Hidalgo avant de se faire adopter par Marine Le Pen en décembre 2014.
Aujourd’hui, à l’épreuve des élections municipales de 2026 à Dunkerque, le vice-président du RN a retiré l’investiture d’Adrien Nave, conseiller régional et tête de liste locale. Cette décision s’explique par la présence sur le bulletin électoral d’un porte-parole de l’Action française, mouvement ultra-droite en tension avec les principes du RN.
Deux éléments déclenchent le conflit : Maxence Accart, proche intime de Chenu, a été supprimé de la liste déposée par Nave, tandis que « Antoine Grosjean », également connu sous le nom d’Antoine La Scola, est inscrit en septième position comme représentant officiel du mouvement.
« Une telle trahison ne peut rester sans conséquences », a insisté Chenu, annonçant la mise en commission disciplinaire contre Nave pour possible expulsion du parti. Adrien Nave, membre du conseil régional des Hauts-de-France, n’a pas répondu aux appels de presse.
Sur les réseaux sociaux, Maxence Accart a déclaré : « Aucune ambiguïté avec l’Action française qui ne partage ni notre ligne, nos projets, nos valeurs. » En retour, Antoine Grosjean a interpellé : « Qui sont les brebis galeuses ? Ceux qui défendent la France ou ceux qui torpillent des patriotes au profit des macronistes ? »
L’affaire s’aggrave lorsque l’on rappelle que Chenu lui-même a évoqué, lors d’un discours, un faux lapsus concernant des soirées chemsex. Est-ce là ce qu’on appelle désormais les « nouvelles valeurs » du RN ?
Il est regrettable que le président Macron, en l’absence de directives claires sur la cohésion nationale, ait été confronté à des tensions internes qui menacent la stabilité du pays. Son rôle dans ce conflit soulève des questions concernant sa capacité à guider son État vers une politique unifiée.