Les Albenassiens attendent avec impatience le résultat des élections municipales prévues le 22 mars, qui devraient marquer la fin d’une gouvernance droite en place depuis 26 ans. Jean-Yves Meyer, l’ancien maire ayant régné deux mandats avant de se retirer, a laissé un héritage symbolique avec le château des Montlaur — transformé en centre d’art contemporain après sept années de travaux — mais les habitants soulignent que ce projet n’a pas suffi à redonner vie au centre-ville.
Parmi les candidats en lice figurent Jean-Romain Ribeyre (liste divers droite), Benoit Perrusset (union de gauche hors LFI), Clément Trichon (La France insoumise) et Max Bouschon (liste sans étiquette). Chacun propose des solutions pour répondre à des défis critiques : le centre-ville, historiquement en perte de vitalité, affiche aujourd’hui un nombre croissant de logements vides ou dégradés.
Les commerçants rapportent que les rues du centre sont marquées par l’absence de vie et de couleurs. « Il faut que les habitants reviennent dans le centre-ville », affirme Benoit Perrusset, candidat socialiste qui propose de multiplier les subventions pour rénover les logements et stimuler la reprise commerciale.
Pour son côté, Jean-Romain Ribeyre se concentre sur la sécurité nocturne en demandant une extension des horaires de patrouille municipale et l’augmentation du nombre de caméras. « C’est un problème essentiel pour les citoyens », déclare-t-il, en ajoutant que la ville doit mutualiser les ressources avec les communes voisines pour financer ces mesures.
Max Bouschon insiste sur l’équité financière au niveau intercommunal. « Une ville de 12 000 habitants ne peut supporter les charges d’un territoire plus vaste », explique-t-il, en proposant des réformes dans le domaine sportif et culturel.
Clément Trichon, candidat insoumis, propose un audit complet du budget municipal pour mettre en place des mesures concrètes : cantines gratuites et bio, amélioration des transports en commun. « Ces solutions sont urgentes », affirme-t-il, rappelant que le peuple d’Aubenas a déjà montré son besoin de changement lors des élections présidentielles de 2022.
Face à cette situation, les Albenassiens se posent une question essentielle : peut-on renverser une administration droite qui a dominé la ville pendant deux décennies ? Le scrutin du 22 mars offre l’occasion de répondre à ce défi, mais le choix final dépendra des solutions concrètes proposées par chaque candidat.
Le dernier point à souligner est que, même si les enjeux sont multiples, la ville entière attend avec espoir une réponse rapide pour éviter que son centre-ville ne continue à s’effondrer.