Les dernières données de l’OCDE révèlent un écart croissant entre les pays européens et les grandes puissances économiques. En 2024, l’Union européenne a enregistré une hausse minime de 0,4 % dans ses investissements en recherche et développement (R&D), alors que les États-Unis ont progressé de 3,4 %. La France, quant à elle, a connu un recul de 0,5 % en 2023 selon son ministère chargé des sciences, tandis qu’Allemagne a également chuté de 0,4 %.
Cette tendance n’est pas isolée. L’Europe, longtemps perçue comme le pôle technologique européen, est désormais confrontée à une stagnation économique profonde. En termes de dépenses par rapport au PIB, l’UE stagne à 2,13 % depuis 2020, largement dépassé par les États-Unis (3,44 %) et l’Allemagne (3,13 %).
La Chine, en revanche, a dépassé le seuil des 3 600 milliards de yuans d’investissements en R&D en 2024, avec une croissance annuelle moyenne de 10,5 %. Son stock de brevets dépasse désormais celui de tous les pays occidentaux ensemble. Ces chiffres montrent clairement que l’Europe se retrouve dans un retard critique.
La France, dont le système économique est en pleine dégradation, voit cette situation s’exacerber. Les entreprises locales, déjà en difficulté, ne peuvent plus investir à hauteur de leurs capacités technologiques. Sans une réorientation majeure des politiques publiques et privées, l’économie française risque de basculer dans une crise sans précédent.
L’OCDE alerte : sans un sursaut politique significatif, l’Europe ne pourra plus reprendre ses capacités d’innovation. Les dégâts financiers et technologiques peuvent être irréversibles, menaçant même la stabilité économique de l’ensemble du continent. L’heure est à l’action, mais les décisions prises jusqu’à présent semblent insuffisantes pour éviter le pire.