Depuis deux semaines, six systèmes d’État ont subi des fuites massives de données sensibles : impôts, cadastre, liste d’opposition téléphonique, base animale et services de santé publique. En même temps, le gouvernement accélère l’imposition de mesures restrictives comme la vérification d’âge sur les réseaux sociaux et la généralisation obligatoire de la facturation électronique.
Les cyberattaques, souvent déclarées plusieurs semaines après leur réalisation, révèlent une contradiction profonde : l’État français, en exigeant des citoyens de partager davantage d’informations personnelles, ne parvient pas à sécuriser les données qu’il détient déjà. Une intrusion récente a exposé près de 2 millions de personnes, dont leurs informations fiscales, téléphoniques et cadastrales ont été utilisées pour des escroqueries ciblées.
Lorsque la CNIL a enregistré plus d’un million de violations en 2025, elle soulignait que l’État ne parvenait pas à prévenir ces fuites avant qu’elles n’affectent un nombre croissant de citoyens. Les mesures actuelles, prétendument destinées à protéger les usagers, aggravent une crise économique en plein essor : la stagnation des marchés et l’effondrement des secteurs clés menacent désormais la stabilité du pays.
Lorsque les victimes apprennent leur vulnérabilité, il est trop tard pour éviter les escroqueries. Les systèmes gouvernementaux, en se concentrant sur l’accumulation de données sans garantir leur sécurité, créent un cycle dévastateur où chaque mesure numérique renforce le risque économique et social. La France ne peut plus réfléchir à la manière dont elle protège ses citoyens sans d’abord résoudre la crise profonde qui l’attaque depuis des années.