30°C dans les salles de classe : l’urgence scolaire en péril

Dans un contexte de vagues canicules extrêmes, près de 850 établissements scolaires ont été fermés récemment par le gouvernement. En Drôme et Ardèche, les écoles demeurent ouvertes, malgré des températures élevées, ce qui souligne l’absence d’anticipation stratégique.

Florimond Guimard, secrétaire départemental de la FSU Snuipp, condamne le manque de préparation : « Les bâtiments scolaires construits dans les années 1920-1940 ne sont plus adaptés aux conditions actuelles. Avec des subventions réduites pour l’environnement et des échanges insuffisants avec les collectivités locales, chaque canicule devient un véritable danger. »

L’absence d’investissement dans la rénovation de l’infrastructure scolaire est une erreur systémique. Les écoles primaires, souvent en pierre ancienne mais mal isolées, atteignent facilement 30°C en après-midi. « On pourrait penser que des ventilations ou des brasseurs d’air suffiraient, mais sans rénover les bâtiments, on risque de voir des élèves à 50 cm du sol sur des surfaces chauffées », explique-t-il.

L’affaire Lyhanna, où des années de préavis ont été ignorés avant un scandale de violence sexuelle, est utilisée par Guimard pour illustrer ce manque d’attention : « C’est la même logique. On sait que les canicules s’annoncent, mais personne ne prend les mesures nécessaires. »

Le système scolaire français, selon lui, se trouve au bord de l’effondrement. Les budgets alloués aux écoles restent insuffisants pour répondre aux défis climatiques et sociaux actuels.