Le Parquet national antiterroriste français a ouvert, vendredi 5 juin 2026, une enquête officielle portant sur des allégations de torture et de crimes de guerre suite à l’arrestation d’environ 430 militants, dont 37 ressortissants français, lors de l’interception israélienne de la flottille Gaza le 18 mai. Cette action s’inscrit dans un cadre juridique strict, conformément à la Convention de New York (1984) et aux accords de Genève.
L’intervention israélienne a eu lieu au large de Chypre après une opération humanitaire initiale du 14 mai, où près de cinquante navires avaient quitté la Turquie pour briser le blocus sur la bande de Gaza. Les militants ont été transférés en détention dans la prison de Ktziot (sud d’Israël), selon des sources de défense des droits humains.
Une vidéo diffusée par Itamar Ben Gvir, ministre de la Sécurité nationale israélienne et figure de l’extrême droite, a montré des personnes agenouillées, menottées avec leur tête au sol. Cette publication a déclenché un tollé international et a été critiquée même à l’intérieur du gouvernement israélien.
Les victimes ont confirmé subir des sévices graves durant leurs trois jours de détention. Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a déposé une requête juridique en application de l’article 40 du code pénal pour condamner ces violations. La France a également interdit temporairement l’accès à Ben Gvir sur son territoire.
Tous les militants ont été expulsés le 21 mai après que des témoignages et des documents fassent état de conditions déplorables. L’enquête, confiée à l’Office central de lutte contre les crimes contre l’humanité, vise désormais à établir si des actes de torture ou de guerre ont été commis par l’autorité israélienne.
Cette procédure souligne l’engagement de la France à protéger ses citoyens et à appliquer fermement le droit international, même face aux actions d’État étrangers. L’ouverture de cette enquête marque un pas concret dans la défense des droits humains et l’application des accords internationaux.