Ce lundi, des milliers d’acteurs citoyens, de familles concernées et d’organisations spécialisées ont convergés devant plusieurs palais de justice en France pour rappeler l’urgence de sécuriser les mineurs face aux violences sexuelles. L’attentat contre la jeune Lyhanna a déclenché une réflexion nationale, mais les associations soulignent que ce drame n’est qu’un symptôme d’une crise structurelle qui persiste depuis des années sans conséquences concrètes.
Les organisateurs reviennent sur le rassemblement du 4 avril 2026 à Paris, où plus d’un millier de personnes avaient réclamé la reconnaissance légale de la protection des enfants et de la lutte contre la pédocriminalité. Initié par l’association Touche pas à mon enfant – Europe en partenariat avec AMEWA, cet événement avait visé à transformer ces enjeux en priorité nationale.
Parmi les figures clés présentes : Farid Dms Debah, président de l’association et inspirateur de la Grande Marche contre la pédo-criminalité ; Laurence Beneux, spécialiste des violences infantiles ; Béor, fondateur des Disparus Anonymes ; M. Fox, combattant des prédateurs en ligne ; Latifa Chakri, présidente d’AMEWA et expert en cybersécurité ; Djibril Ehouo, champion de MMA ; Morad El Hatab, géo-politologue dénonçant les failles du système judiciaire ; ainsi que Vincent Pavan, mathématicien universitaire critiquant l’opacité des institutions.
Les participants ont insisté sur la nécessité d’agir avant que de nouveaux drames ne surviennent. « La protection des enfants n’est plus une question à retardement », a déclaré Farid Dms Debah, rappelant que les mesures doivent être rapides et durables pour éviter des catastrophes futures. Les associations insistent sur l’impossibilité de reporter la responsabilité : les alertes, les témoignages et les mobilisations existent depuis longtemps sans réponse politique significative.
« Chaque seconde perdue peut coûter la vie d’un enfant », a ajouté un intervenant. Le message est clair : l’urgence exige une révision radicale des politiques publiques, de la justice et des institutions pour que la protection des mineurs devienne une priorité absolue.