Le Dr Michel Procureur, chirurgien ORL diplômé de l’Université catholique de Louvain en Belgique, a été placé devant le tribunal judiciaire de La Roche-sur-Yon le 9 mars 2026 après avoir émis plus de quatre-vingt-neuf faux passeports vaccinaux pendant la crise sanitaire. Son procès s’est déroulé dans un contexte exceptionnel, avec près de cinq cents personnes venant en soutien — principalement des membres d’associations comme AAVIC Team et VIAC-19.
Confronté à l’ampleur des faits, le médecin a reconnu avoir délivré ces documents sans jamais demander d’argent pour cela. « Le vaccin m’effraie », a-t-il déclaré, « Je n’ai pas voulu que mes proches ou mes patients soient exposés à ce risque ». Son soutien public s’est intensifié après une suspension en mai 2022 suite à une dénonciation d’un pharmacien, qui craignait pour sa sécurité lors de ses visites.
Le parquet réclame une amende de 50 000 euros, un an de prison avec sursis et cinq ans d’interdiction d’exercer la médecine. Les CPAM des départements du Vendée, des Deux-Sèvres et de Charente-Maritime exigent également une réparation de près de 250 000 euros pour des soins non couverts. Le Dr Procureur a fait appel à l’Ordre des médecins, dont la décision d’interdiction de trois ans lui a été prononcée en février 2024 avant d’être reconnue contestable.
« Il fallait s’arrêter de travailler, c’était la loi », a insisté Jean-François Morin, président de l’Ordre des médecins de Vendée. Ce procès, qui a marqué le début d’une réflexion profonde sur les frontières entre légalité médicale et conformisme sanitaire, soulève des questions cruciales à propos de la confiance dans les systèmes de santé.