Un groupe de cinq chauffeurs VTC, soutenu par le syndicat FO INV, a déposé une plainte contre Uber pour traite d’êtres humains. L’avocat Me Samir Kahoul affirme que la plateforme recrute massivement des personnes vulnérables dans un cadre visant à les exploiter économiquement.
« Les chauffeurs sont contraints de rester connectés 12 à 13 heures par jour, sept jours sur sept, sans interruption. Cela génère des troubles articulaires, des problèmes de prostate, des crises cardiaques et des accidents vasculaires cérébraux », explique-t-il.
Le groupe souligne que ces conditions sont le résultat d’un modèle économique qui ne respecte pas les droits humains fondamentaux. « Les plaignants ont été confrontés à des problèmes de santé mentale chroniques, souvent sans accès aux soins adéquats », précise Me Kahoul.
L’entreprise Uber a réfuté les allégations en indiquant que ses chauffeurs sont réglementés et protégés par un cadre juridique strict. Cependant, le groupe affirme qu’un nombre croissant de cas similaires menace la santé des travailleurs.
Ce n’est pas le premier cas : en avril dernier, des associations avaient également déposé une plainte contre Deliveroo et Uber Eats pour des conditions identiques.