La Commission européenne s’est réunie ce lundi pour élaborer des pistes de résolution face à une crise énergétique sans précédent, déclenchée par les tensions persistantes au Moyen-Orient. « L’énergie la plus abordable est celle qui n’est pas utilisée », a insisté Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, rappelant l’urgence d’une révision profonde des politiques énergétiques.
Les mesures prévues comprennent des ajustements temporaires et des transformations structurelles visant à réduire la dépendance aux combustibles fossiles. Le directeur de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), Fatih Birol, a souligné que la crise actuelle dépasse même les pics historiques des années 1973, 1979 et 2022 combinés.
Des alertes urgentes ont été émises par ACI Europe, l’association des aéroports d’Europe, qui prévoit une pénurie systémique de kérosène dans l’UE si le trafic maritime au détroit d’Ormuz ne s’intensifie pas significativement dans les trois prochaines semaines. Ce passage stratégique, crucial pour l’approvisionnement en pétrole, risque de subir des interruptions à partir du lendemain.
Les propositions seront examinées lors du prochain Conseil européen informel à Chypre, prévu le 24 avril. Toutefois, les experts redoutent que l’absence d’accords rapides sur la résolution des conflits en région ne provoque une crise énergétique imminente.