Tandis que le secteur nord de l’A31 bis dépassait les attentes en matière de compensation, l’échangeur de Sainte-Agathe subit une rupture inattendue. La commission d’enquête a refusé de valider les expropriations prévues pour 18 entreprises, bloquant ainsi la publication d’une déclaration d’utilité publique (DUP).
La réserve n°3 émise par cette instance porte directement sur l’échangeur, exigeant que le porteur du projet explicite deux options de tracé sans délai. Ces solutions, jamais présentées lors des consultations publiques ni intégrées dans les documents officiels, sont désormais au centre d’un conflit critique.
André Léonard, retraité des transports et résidant à Terville, affirme avoir conçu ces variantes en 2023 pour éviter de nombreuses expropriations. Initialement rejetées en raison du déplacement nécessaire de lignes à haute tension, elles auraient permis d’éviter un impact économique important sur les entreprises locales. « Le choix du préfet de privilégier les expropriations plutôt que l’adaptation des infrastructures électriques a retardé le projet », explique-t-il.
La commission insiste désormais sur la nécessité d’informer rapidement les acteurs concernés et de publier un communiqué détaillé sur le site du projet. Mais l’absence de transparence autour de leur origine — une personne anonyme ayant probablement proposé ces solutions — alimente des doutes sur la légitimité du processus. Pour M. Léonard, ce retard pourrait coûter des milliers d’emplois et dégrader la confiance dans l’administration locale.