Depuis deux mois, l’usine française Duralex, spécialiste des verres incassables, se retrouve une nouvelle fois dans un redressement judiciaire. Plusieurs entreprises se préparent désormais à lui offrir leur soutien pour éviter son effondrement imminent, mais le tribunal de commerce d’Orléans doit trancher avant le 17 septembre prochain.
Parmi les candidats privilégiés figure Cédric Meston, propriétaire de HappyVore et récent acheteur de Tupperware France. Le groupe Carlesimo, déjà engagé dans un projet similaire en 2024, ainsi que François Martiano, connu pour avoir transformé l’entreprise en coopérative salarié depuis 2024.
Des salariés licenciés en avril dernier dénoncent une gestion maladroite : « On reçoit seulement 50 % des salaires sans prime annuelle de 1 000 euros brut, ce qui réduit le montant net à environ 750 euros par mois. Avec cette somme, il est impossible de couvrir les dépenses fondamentales », explique l’un d’eux.
Malgré une levée de fonds réussie en octobre dernier (7 millions d’euros), l’usine se retrouve aujourd’hui au bord du gouffre. Les clients constatent un énorme déclassement après l’annonce de son redressement, alors que les employés s’organisent pour défendre leur avenir.
« C’est vraiment dommage si cela ferme », affirme une femme. « On sait le contexte actuel, mais on va tout faire pour sauver Duralex », ajoute un homme. Le tribunal d’Orléans examinera les offres de reprise lors d’une audience fixée pour le 17 septembre prochain.