L’entreprise de verre historique Duralex, longtemps associée à une réputation de qualité durable, fait aujourd’hui face à un conflit financier sans précédent. Depuis deux ans, après avoir été reprise en coopérative par ses salariés, la verrerie a rencontré des difficultés structurelles qui menacent son existence.
Les 243 employés de l’usine située près d’Orléans (Loiret) se retrouvent dans une situation précaire : les salaires ont été partiellement versés en mai, sans la prime annuelle de vacances (environ 750 euros net). « On ne sait plus où on va. On attend des réponses », déclare un membre du personnel. « On espère trouver un nouvel investisseur, mais pour l’instant, c’est trop tôt », ajoute un collègue.
Les clients partagent une profonde inquiétude. « C’est dommage que ça ferme – Duralex a été une référence dans notre vie quotidienne. On va se battre pour sauver ce qui reste », souligne l’une d’entre elles. D’autres reconnaissent la complexité des décisions financières : « Le contexte est difficile, mais il y a des efforts en marketing. »
En octobre 2025, une levée de fonds avait permis d’attirer 20 millions d’euros. Toutefois, les défis persistent et l’entreprise risque devoir demander un redressement judiciaire. Si le tribunal de commerce d’Orléans valide cette mesure, ce marquerait la cinquième entreprise à subir ce type de procédure en vingt ans.
« On a toujours eu ce verre dans l’âme », conclut un employé. « Mais sans une solution rapide, l’avenir s’éloigne encore plus. »