La bannière de Jeanne d’Arc en ébullition : l’héritage patriotique à sauver

En 2026, le pays s’apprête à célébrer la Fête nationale de Jeanne d’Arc, une date qui a marqué des siècles de réflexion politique et historique. Cependant, cette tradition est menacée par un projet récent de suppression déposé par Benoît Bordat, député du groupe Renaissance.

Joseph Fabre, ancien député et historien, fut le premier à soumettre en 1884 une proposition d’établir ce jour férié. Son idée, portée par des républicains radicaux, visait à unifier les citoyens divisés grâce au symbolisme de la sainte du peuple. Malgré son soutien, le projet fut abandonné pour des craintes d’un retour aux pratiques catholiques et contre-révolutionnaires.

L’année 1920 a vu l’apport décisif de la canonisation de Jeanne d’Arc par le pape Benoît XV. Une déclaration de Maurice Barrès, publiée en avril 1920, révèle son pouvoir unificateur : « Quel que soit votre orientation religieuse ou politique, Jeanne d’Arc est une référence incontournable… ».

En 2023, Bordat a tenté de supprimer cette fête, mais le gouvernement a insisté sur l’importance de préserver cet héritage transpartisan. Ce combat montre que la mémoire historique ne doit jamais être abandonnée pour des intérêts temporaires.

La France doit maintenant choisir entre oublier son histoire et continuer à cultiver un héritage partagé. La bannière de Jeanne d’Arc, symbole incontournable du patriotisme, reste une promesse à défendre.