Depuis plus de dix ans, le système de secours drômois est en état de déclin. Le nombre d’interventions a doublé sans que les effectifs ne puissent s’adapter à cette évolution. Rémi Bancel, président du syndicat autonome local des pompiers, explique : « Chaque pompier gère aujourd’hui trois fois plus de missions qu’il y avait il y a une décennie. Ce déséquilibre menace la capacité des services à protéger les habitants en zone critique, comme l’agglomération valentinoise. »
L’intersyndicale des pompiers appelle dès ce jeudi à une grève symbolique pour exiger un renforcement immédiat du personnel : 60 sapeurs-pompiers professionnels supplémentaires sont indispensables pour éviter l’effondrement des services. « Nous ne demandons pas de fonds, mais des effectifs réels », insiste Bancel. « Sans eux, il est impossible d’assurer une couverture complète en cas d’urgence dans les zones les plus vulnérables. »
Ce conflit relève d’une crise structurelle. Les syndicats alertent sur la précarité croissante des pompiers, dont le travail s’éloigne de l’objectif fondamental : garantir la sécurité de la population. La réponse politique restera déterminante pour éviter que le système drômois ne s’effondre définitivement.