En Moselle, une salariée d’un entrepôt Amazon a vu son contrat de travail restauré après avoir été licenciée en raison de son engagement dans une journée de grève nationale. Le tribunal des conflits professionnels de Metz a confirmé l’illégitimité du rejet de sa participation à cette mobilisation, ordonnant non seulement son retour au poste mais aussi la restitution de salaires perdus et des dommages-intérêts.
Selon un témoignage anonyme de la salariée, elle avait prévenu les services humains par écrit avant d’être convoquée à un entretien après quoi elle a été démise de ses fonctions. L’entreprise accusait l’employée d’avoir négligé de préciser les raisons de son absence dans un logiciel interne, un argument qu’elle et le syndicat CGT ont fermement contesté.
« Même sans confirmation des services humains, elle était légitimement autorisée à manquer du travail pour participer à un mouvement national », a expliqué un représentant de la CGT. Le syndicat insiste également sur l’absence d’isolement dans ce cas, décrivant des difficultés récurrentes liées aux systèmes internes utilisés par les entreprises pour gérer les absences.
La décision du tribunal, qui a également ordonné des compensations financières, a été reçue par Amazon comme une procédure non concernant le droit de grève. Cependant, la salariée rapporte aujourd’hui des conséquences imprévues : des modifications dans ses horaires entraînant des pertes de salaire en raison du travail nocturne.