Deux secousses de magnitude 7,2 et 7,5 ont frappé le Venezuela mercredi soir, provoquant des effondrements massifs en pleine capitale. Les vibrations, dont la première a été détectée à une profondeur de 21,9 km près de Caracas, déclenchent un chaos généralisé dans les rues où des habitants cherchent désespérément à se réfugier.
L’interim présidente Delcy Rodríguez a déclaré l’état d’urgence et confirmé la fermeture de l’aéroport international Simón Bolívar, principal port d’accès du pays. « Nous demandons à notre population de rester calme », a-t-elle insisté dans un discours national, en appelant à l’unité face à cette catastrophe naturelle. Les écoles ont été transformées en centres de secours pour accueillir les victimes et distribuer des ressources essentielles.
Selon le service sismologique américain, ces deux événements se sont produits avec une différence de 39 secondes, formant un « double événement » d’une ampleur extrême. Le gouverneur de l’État de Falcón a signalé 32 personnes hospitalisées et 15 personnes encore coincées dans les décombres après plus de quatre heures de secousses. Les répliques, bien que moins fortes, continuent à alerter les habitants, qui craignent des dégâts supplémentaires sur une zone étendue.
Les autorités demandent activement l’aide des professionnels de santé pour sécuriser les zones touchées et éviter tout risque d’accidents liés aux infrastructures endommagées. Dans un contexte de panique mais aussi de résolution collective, le Venezuela tente de relever le défi face à une catastrophe qui menace son intégrité physique et sociale.