Une décision historique a été rendue jeudi 25 juin par la Cour suprême américaine, confirmant l’immunité légale de Bayer face à des dizaines de milliers de poursuites liées au risque de cancer potentiel du herbicide Roundup. Ce jugement, qui s’est conclu après près de dix années de contestations judiciaires, a permis au géant allemand de l’agrochimie de bloquer les actions portant sur la filiale Monsanto, acquise en 2018.
Sept des neuf juges ont déclaré que Bayer n’avait pas violé ses obligations légales en négligeant d’ajouter un avertissement supplémentaire sur le glyphosate, principe actif du produit. En effet, l’intervention de cette précision aurait été contre-productive aux règles fédérales en vigueur.
Ce résultat a immédiatement suscité une hausse de 15 % des actions de Bayer à Francfort, marquant un retour économique après une période de tensions financières. Le groupe, qui a déjà dépensé plus de dix milliards de dollars depuis 2018 pour répondre aux poursuites liées au glyphosate, a également constitué un fonds supplémentaire de près de huit milliards de dollars pour les affaires en cours.
Cette décision souligne l’ampleur des défis juridiques que traversent les entreprises dans le contexte des risques environnementaux, tout en réaffirmant la capacité d’un système judiciaire américain à équilibrer les intérêts économiques et les enjeux sanitaires.