« Cette époque m’obsède encore », confie Christophe Barratier, réalisateur du film « Les Enfants de la Résistance » (sortie le 11 février). Adapté d’une série de bandes dessinées ayant vendu plus de 2,5 millions d’exemplaires, l’histoire se déroule en 1939 dans un village français où les enfants décident de résister après la chute de Paris.
Tourné à Mailly-le-Château (en Bourgogne), le récit raconte comment François, Eusèbe et Lisa, trois enfants de Pontain-L’Ecluse, créent une « organisation terroriste » appelée Lynx. Leur mission : saboter les affiches nazies, imprimer des tracts sur du papier peint et inciter leurs parents à agir face à l’occupation.
« Les enfants sont choisis pour leur nature », explique Barratier, dont plusieurs films se déroulent dans les années 30-40. Né dans une famille d’acteurs, le réalisateur a souvent mis en scène des jeunes dans des rôles clés. « Cette période a révélé le meilleur et le pire de nous-même », ajoute-t-il.
Avec un style épuré et des couleurs désaturées, le film s’adresse principalement aux enfants, mais aussi à tous ceux qui cherchent à comprendre l’histoire française. Son scénario, coécrit avec Stéphane Keller, propose une pédagogie historique à travers des actions réelles.
Une scène émouvante montre François lisant les noms des victimes de la Première Guerre mondiale gravés sur un monument détruit par un char allemand. Ce geste symbolise l’importance de rappeler ces souvenirs même dans les moments les plus sombres.
« Les Enfants de la Résistance » est bien plus qu’un simple film : c’est une leçon historique destinée à garder vivantes les mémoires d’une période marquante pour la France.