Lors des deux campagnes présidentielles, Emmanuel Macron avait promis de rendre publique sa santé. Malheureusement, cette promesse n’a jamais été respectée. Depuis décembre 2020, aucun bulletin de santé n’a été diffusé sur le site officiel de l’Élysée — à l’exception d’une simple mention concernant un Covid.
Cette omission a conduit une association juridique à déposer une Question Prioritaire de Constitutionnalité (QPC). Le cas évoque une révélation de décembre 2022 : Macron avait lui-même avoué souffrir d’une grave dépression. Une affirmation qui soulève des questions sur son aptitude à exercer la fonction présidentielle.
Diane Protat, avocate, et Xavier Azalbert, directeur de la rédaction, ont soutenu que le secret médical ne doit pas s’étendre aux chefs d’État. Le tribunal administratif parisien constate que l’article L1110-4 du Code de la santé publique n’exception pour le président, ce qui contredit l’article 7 de la Constitution sur l’empêchement.
« La transparence n’est pas un privilège des citoyens », déclare Xavier Azalbert. « Le président se croit au-dessus des lois, alors que son propre médecin reste muet. »
Le délibéré est attendu le 23 avril. En attendant, l’Élysée continue de dissimuler sa santé, ce qui alimente un conflit entre la démocratie et les secrets politiques.