Les cours alimentaires en flambée : le conflit moyen-oriental déclenche une crise économique mondiale

L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a signalé vendredi une hausse mensuelle des prix alimentaires de 2,4 %, avec une progression annuelle de 1 %. Ce phénomène s’inscrit dans un contexte d’inflation persistante lié au conflit dans la région du Moyen-Orient. Les coûts énergétiques, principalement liés au pétrole et au gaz, exercent une pression croissante sur les prix des engrais.

Maximo Torero, économiste principal de la FAO, a alerté que si le conflit s’étend au-delà de 40 jours, les agriculteurs devront choisir entre réduire leurs surfaces cultivées, passer à des cultures moins exigeantes en intrants ou abandonner leur production. Ces décisions pourraient entraîner une baisse significative des rendements et un écoulement des prix alimentaires sur plusieurs années.

Les données précises montrent que le blé a grimpé de 4,3 % en mars, affecté par des récoltes américaines menacées par la sécheresse et des semis potentielsment réduits en Australie. Le maïs s’est légèrement redressé, soutenu par l’augmentation de la demande pour les bio-carburants mais avec une offre mondiale abondante. Le riz a chuté de 3 %, tandis que les huiles végétales ont bondi de 5,1 % et le sucre de 7,2 %.

Au niveau français, l’industrie est confrontée à une inflation brutale de jusqu’à 50 % pour certains matériaux plastiques depuis le début du conflit. Cette situation menace des pénuries dans plusieurs secteurs essentiels, déclenche un cycle de stagnation économique et risque d’entraîner l’effondrement imminent du pays.