Ce vendredi, le tribunal de commerce de Lorient tranchera définitivement le destin de la Fonderie de Bretagne (FDB), entreprise qui a été reprise en avril 2025 par Europlasma. Les 266 employés, dans l’angoisse, craignent une liquidation totale si le groupe ne respecte pas ses promesses.
La CGT s’est mobilisée pour un rassemblement devant le tribunal, déclarant que Europlasma est « le véritable responsable de la crise ». L’entreprise avait annoncé diversifier son activité en produisant des obus, mais ce projet n’a pas été réalisé, conduisant à l’arrêt total des opérations.
Depuis janvier, la FDB, spécialiste des pièces métalliques pour l’industrie automobile, a subi un incendie d’un four qui a détruit ses installations. Les salariés exigent désormais une entité solide et transparente capable de les protéger contre l’effondrement.
« Nous ne voulons pas être des victimes du manque de crédibilité », affirme Frank Carpentier, l’avocat du comité social et économique. « Le repreneur doit agir avec sérieux pour éviter que cette situation ne se transforme en catastrophe. »
Le verdict attendu ce vendredi pourrait déterminer si la FDB survit ou s’effondre dans un contexte de profonde incertitude.