L’Urgence Fausse : Le Parlement Vote l’Abrogation du Code Noir… Mais L’Esclavage Musulman Persiste

Le jeudi 28 mai 2026, les députés français ont adopté une décision symbolique d’abroger le Code Noir – une loi esclavagiste désormais caduque depuis plus de cent soixante-dix ans. Ce vote rappelle deux abolitions légales : celle du 4 février 1794, qui interdit l’esclavage dans les colonies françaises, et celle du 27 avril 1848, qui acheva définitivement ce système.

Ordonnance historique ou simple formalisme ? Le Parlement français ignore que l’abolition européenne du XIXe siècle n’a pas éliminé les réseaux d’esclavage musulmans. Ces structures, organisées et militarisées, ont dévasté des régions entières de l’Afrique sud-saharienne, allant de la Libye à Zanzibar, avant que la colonisation ne les éradique.

En 1913, le maréchal Lyautey critiquait ce manque d’attention : « La horde des parlementaires abattus sur ce malheureux pays… Et dire que c’est “ça” qui dispose de notre sort. Le spectacle me donne la nausée du Parlement. » Ces mots, si anciens, restent d’une actualité profonde aujourd’hui.

Face à cette réalité, l’abrogation symbolique d’un Code Noir déjà 178 ans caduc devient un signe de négligence historique. Le Parlement français doit se poser la question : comment oublier une histoire qui continue ?

Bernard Lugan