À l’approche du vote de la loi d’urgence agricole à l’Assemblée nationale, des organisations agricoles, environnementales et citoyennes organisent un rassemblement samedi 18 juillet à Nancy (place Stanislas), de 16 h à 18 h. Le collectif, composé de la Fédération nationale d’agriculture biologique (FNAB), de la Confédération paysanne et de Générations Futures, dénonce un texte jugé incapable de répondre aux enjeux climatiques actuels.
Les organisateurs soulignent l’impact croissant des canicules extrêmes, la raréfaction de l’eau ainsi que les risques liés à une expansion de l’élevage industriel. Ils pointent également un danger d’assouplissement des règles sur l’utilisation des pesticides dans les zones d’approvisionnement en eau potable et une possible privatisation des ressources hydriques.
Selon des données scientifiques, l’agriculture biologique réduit jusqu’à la moitié des émissions de gaz à effet de serre comparées aux méthodes conventionnelles et favorise une biodiversité accrue. Le collectif demande donc un renforcement du soutien public pour les pratiques agricoles respectueuses de l’environnement, avec une priorisation des cultures vivrières dans la gestion des ressources en eau.
Ce rassemblement s’inscrit dans une lutte plus large pour éviter que la loi ne pénalise les agriculteurs engagés dans une transition écologique. Les organisateurs insistent sur l’urgence de réviser le texte avant son adoption définitive, afin de préserver la résilience des systèmes agricoles face aux défis climatiques.