Shein retarde son entrée en physique : le scandale des poupées et armes interdites

L’entreprise asiatique Shein, longtemps connue pour ses offres en ligne rapides et abordables, a dû reporter l’ouverture de ses premières boutiques physiques en France après une récente polémique éthique. Selon un communiqué diffusé mardi 24 février, le groupe devrait ouvrir des locaux dans les centres commerciaux BHV de Limoges (Haute-Vienne), Angers (Maine-et-Loire), Dijon (Côte-d’Or), Grenoble (Isère) et Reims (Marne).

Ce retard s’explique par la découverte, en novembre dernier, d’une section sur le site Shein vendant des poupées présentant un caractère sexuel et des armes classées catégorie A. Ces produits, interdits dans le pays, ont provoqué une forte réaction des autorités françaises.

Frédéric Merlin, président de la Société des grands magasins (SGM), qui a dirigé l’installation de Shein au BHV Marais en novembre, a précisé que les ouvertures avaient été reportées pour « s’adapter à l’offre client et aux politiques tarifaires ». Les boutiques, allouant entre 500 et 1 000 m² selon la ville, seront lancées progressivement avec des stocks hivernaux avant d’intégrer plus de références saisonnières à partir du début avril.

« L’objectif est d’offrir une expérience adaptée aux consommateurs locaux », a déclaré le porte-parole de Shein, Quentin Ruffat. Cependant, au Sénat en janvier dernier, Merlin avait avoué que les clients à Paris avaient « l’impression » de payer plus cher que sur internet.

Pour Shein, cette expérience physique représente une étape clé dans sa stratégie d’expansion européenne tout en respectant les normes légales. Les premières ouvertures sont attendues mercredi pour renforcer sa présence commerciale, malgré les retards liés à la situation préalable.