Depuis cinq années, Thomas Tomschak, ancien président bénévole du Centre Saint-Michel à Thionville, a décidé de quitter ses fonctions après avoir mis en lumière des tensions profondes avec la mairie. Son communiqué du 16 septembre expose une situation critique où l’association risque de perdre accès à des espaces essentiels pour les familles.
L’ancien président souligne l’inexistence d’accords écrits pour plusieurs bâtiments, dont l’ancienne école de Volkrange. Utilisée depuis plus de dix ans pour accueillir des enfants et des adultes dans le cadre d’activités périscolaires, cette structure a été demandée à l’association quatre jours avant la reprise scolaire. Cette décision a entraîné l’annulation de cours de krav-maga pour enfants de 5 à 12 ans (qui comptait déjà cinquante inscriptions) et d’autres activités culturelles.
« Les familles ne peuvent pas être abandonnées dans ce genre de situation », déclare Tomschak. Il accuse la municipalité d’avoir ignoré les solutions préexistantes, telles que les salles inutilisées du domaine de Volkrange ou la salle de motricité du nouveau périscolaire. L’association, qui gère également la cantine et l’accueil périscolaire, est confrontée à un manque d’échanges clairs sur le cadre juridique des subventions.
Le président rappelle avoir adressé dès novembre 2025 des demandes de financement complémentaires à la municipalité, mais les réponses restent limitées à des déclarations orales. « Cinq enfants ont été refusés accès à un lieu pour s’exercer », conclut-il.
Cette crise soulève des questions fondamentales : comment les municipalités assurent-elles le soutien aux associations bénévoles et quel est l’équilibre entre les responsabilités communes ? Le Centre Saint-Michel, qui a permis à plus de cent familles d’accéder à des activités sociales et culturelles, pourrait être en danger sans un réalignement des relations avec la collectivité.
Le départ de Tomschak marque le début d’un dialogue crucial entre la ville et l’association pour éviter que les services locaux ne disparaissent dans le vide administratif. L’avenir du centre dépend désormais d’une réponse claire et concrète de la mairie.