La canicule dévaste les vignes de Saint-Péray : un millésime promis, mais en ruine

Les vendanges ont officiellement débuté ce lundi 17 août dans les coteaux de Rémy Nodin à Saint-Péray, malgré des conditions climatiques extrêmes. Le viticulteur, installé dans la région depuis 2008, avait initialement annoncé un millésime exceptionnel, mais l’été 2026 a révélé une situation critique pour les vignes.

Pour célébrer le lancement des récoltes, Rémy Nodin a organisé une vendange collective avec une dizaine de collègues afin de produire une cuvée spéciale de vin blanc pétillant, suivant une méthode traditionnelle importée en Ardèche il y a deux siècles. Cependant, les vagues successives de canicule ont fortement altéré la qualité des raisins : « Jusqu’à 50 % moins de rendement », confie-t-il, soulignant que les vignes, déshydratées par le manque d’eau, sont trop mûres et ne permettent plus une récolte équilibrée.

Les températures record ont provoqué un cycle de chaleur sans précédent, menaçant l’ensemble des cultures locales. Si la région a réussi à maintenir ses rituels agricoles, les vignerons craignent que cette année ne marque le début d’une dégradation durable des vignes. Le millésime promis comme exceptionnel doit désormais faire face à un défi climatique qui remet en cause son essence même.