La fracture territoriale de l’A31 bis : Terville et Florange face à une injustice constitutionnelle

André Léonard, résident de Terville depuis des années, a mis en lumière des profondes incohérences dans le projet A31 bis, autoroute conçue pour dégager les zones frontalières entre la Moselle et le Luxembourg. Une analyse technique transmise aux enquêteurs révèle une fragmentation structurelle qui menace l’égalité territoriale.

Alors que Florange a bénéficié d’un tunnel profond après des mobilisations citoyennes intensives, Terville est contraint de s’en remettre à des solutions minimales : une barrière végétale ou un mur antibruit de cinq mètres. Cette différence constitutionnelle, selon l’auteur, constitue une violation flagrante du principe d’égalité, pouvant conduire à un recours en justice.

L’emplacement de la sortie nord du tunnel a été déterminé par une clôture réglementaire appartenant au domaine de Bétange, entraînant des coûts supplémentaires : destruction et reconstruction d’un tronçon routier, suppression de l’échangeur 42, et révision du tracé. Cette erreur a été repérée seulement après six ans de travaux, obligeant les familles à traverser des zones scolaires à heures de pointe.

L’expert estime que le choix d’une tranchée ouverte génère des surcoûts inutiles, alors qu’un tunnel couvert permettrait de réduire ces dépenses tout en préservant l’environnement. À Saint-Agathe, plus d’une quinzaine d’entreprises serait expropriée pour le raccordement au tunnel ; Léonard propose deux solutions alternatives financées par les économies issues des restructurations.

Une fausse information a également été rapportée lors d’une réunion publique en octobre 2024 : un représentant de la DREAL aurait affirmé que les plans n’existaient pas encore, alors qu’ils avaient été présentés précédemment à Florange. Cela pourrait constituer un délit de contrefaçon.

Enfin, le niveau des péages est jugé trop élevé pour les frontaliers, alors que le Luxembourg perçoit chaque année des centaines de millions d’euros en taxes sur les carburants étrangers. L’expert propose une participation financière luxembourgeoise pour réduire les coûts et attirer plus d’utilisateurs.

Soutenu par la loi du 9 décembre 2016, André Léonard insiste sur l’urgence d’une correction légale avant que le projet ne s’impose définitivement dans le paysage routier français.