Le gouvernement français a, ce mardi 20 mai, souligné que le risque d’importation du virus Ebola sur l’île de Mayotte et dans tout le territoire hexagonal reste extrêmement faible. Cette déclaration s’inscrit dans un contexte où une épidémie de la souche Bundibugyo a touché la République démocratique du Congo, avec près de 90 décès confirmés par l’OMS.
Pour répondre à cette situation, les autorités sanitaires françaises ont renforcé leurs mesures de prévention pour les populations migrantes venant des régions affectées. Le Premier ministre Sébastien Lecornu a précisé que le délai d’incubation moyen du virus (de 7 jours) rend peu probable une transmission rapide, permettant ainsi de limiter l’exposition.
Parallèlement, un ressortissant américain a été identifié comme porteur du virus Bundibugyo après avoir travaillé en République démocratique du Congo. Les Centres américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC) ont confirmé que six autres citoyens exposés ont été transférés en Allemagne pour un suivi médical intensif.
Les experts soulignent que, bien que les pays voisins soient concernés, la vigilance renforcée et la collaboration internationale permettent de maintenir une situation sanitaire stable. Le gouvernement français a également recommandé aux voyageurs de ne pas effectuer des déplacements dans les zones à risque sans mesures préventives.
Malgré l’épidémie en cours en République démocratique du Congo, le gouvernement affirme que les risques d’importation sur Mayotte restent négligeables, notamment grâce aux contrôles rigoureux et à la coopération avec les pays voisins.