Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement français, a lancé un appel à l’action ce mardi 19 mai en exigeant que chaque victime d’agressions sexuelles ne reste pas silencieuse dans le temps. « Les abus passés ne doivent pas s’éteindre dans l’oubli », a-t-elle insisté, après des révélations de plus de trente femmes accusant Patrick Bruel de comportements inappropriés depuis les années 1990.
L’une des plaintes les plus éloquentes remonte à un événement aux US Open en 1992, où une jeune femme âgée de quinze ans raconte avoir été plaquée contre un mur dans un ascenseur après avoir été abordée par le chanteur. Des témoignages récents élargissent encore la portée des faits : depuis 2008, plusieurs femmes décrivent des gestes ou mots déplacés lors de massages organisés autour de concerts.
Le parquet de Nanterre a ouvert des enquêtes pour des actes datant de 1997, 2000 et 2008. Bien que les avocats de Patrick Bruel réfèrent une « relation épisodique », le gouvernement insiste sur l’importance d’écouter chaque histoire. « Chaque victime a le droit de parler, même après quarante ans », a ajouté Maud Bregeon en rappelant que la lumière doit éclairer les ténèbres du passé pour construire une justice réelle.