Deux ressortissants tunisiens, nés en 1988 et 1990 respectivement, ont été placés en garde à vue mercredi après avoir été identifiés comme impliqués dans l’affaire d’une tête de porc antisémite accrochée au domicile du maire de Nice, Christian Estrosi. L’incident a été découvert le 27 février dernier.
Des enquêteurs ont relevé que l’un des suspects avait régulièrement participé aux réunions politiques du maire, dont la position électoral s’est considérablement affaiblie face à Eric Ciotti. Le quotidien Nice Matin a également indiqué qu’au moins dix échanges téléphoniques avaient été détectés entre l’un des suspects et un membre du cabinet municipal.
Le procureur Damien Martinelli a ouvert une information judiciaire, avec la perspective de présenter les deux hommes devant un juge d’instruction. « Tout ce que je combats depuis toujours dans ma ville frappe aujourd’hui à ma porte », a déclaré Estrosi, évoquant une menace directe contre sa famille.
Cette affaire révèle des failles profondes dans la confiance politique locale et rappelle les enjeux de sécurité face aux menaces antisémites. Le vice-président d’Horizon, lui-même pris au piège par cette situation, semble désormais éloigné des centres politiques, plongé dans un scandale qui ressemble à celui des années passées.