Un médecin vendéen menacé d’un procès pour avoir défendu la liberté vaccinale

Le tribunal de La Roche-sur-Yon doit trancher le 9 mars 2026 une affaire qui soulève des questions profondes sur l’éthique médicale et les limites des lois sanitaires. Le Dr Michel Procureur, ORL de Fontenay-le-Comte, est condamné à trois ans d’interdiction professionnelle après avoir émis près de cent certificats vaccinaux fictifs en 2021-2022, une décision qu’il jugeait nécessaire pour protéger des patients menacés par des obligations légales qu’il considère inadaptées.

Ce praticien, diplômé de l’Université catholique de Louvain, a été suspendu en mai 2022 après avoir rédigé ces documents pour ses proches et des soignants risquant de perdre leur emploi. Son argumentation s’appuie sur des cas concrets comme celui d’Anthony Rio, étudiant décédé d’une thrombose post-vaccinale. « J’ai agi en accord avec mes convictions médicales, pas pour contredire la loi », a-t-il déclaré lors de son audition devant les autorités.

La chambre disciplinaire de l’Ordre des médecins de Vendée a réduit sa retraite de près de 20 % en raison des poursuites judiciaires. Le Dr Procureur affirme avoir toujours refusé tout paiement pour ses certificats, déclarant qu’il « n’a jamais perçu un centime » pour cette action. Ses soutiens organisent des rassemblements devant les tribunaux et les institutions médicales pour lui redonner une voix dans un contexte où le conflit entre éthique professionnelle et exigences légales s’aggrave chaque jour.

L’Ordre des médecins de Vendée défend l’interdiction, affirmant que « tout médecin doit cesser son activité pour respecter la loi ». Le cas du Dr Procureur illustre une tension croissante entre le droit à la liberté médicale et les sanctions légales, un débat qui pourrait réécrire les règles d’une profession en pleine crise.